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| .: Économique et commerciale, voie économique |
| Le coin des étudiants |
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| .: Témoignages |
Les meilleurs témoignages que nous puissions vous faire partager sont sans doute les lettres que les étudiants envoient à l'équipe pédagogique de Vilgénis une fois en école…
.: Dorothée – Prépa 2000/2002 – EDHEC 2002/2005
Il y a deux ans, je n’envisageais absolument pas de faire une prépa. Je me disais que jusqu’en terminale, tout était allé sans trop rien faire et qu’il n’y avait pas de raison que je me mette à travailler dur après le bac.
J’ai donc beaucoup hésité à me rendre à Vilgénis le jour de la rentrée, puis j’ai finalement décidé d’aller juste "voir" à quoi ressemblait une prépa !
Je crois que ce jour-là, j’ai réalisé la notion de challenge que représentait la prépa. Quand je parle de challenge, ne l’entendez pas vis-à-vis des autres, mais il s’agit d’un défi pour chacun d’entre nous.
Quand on me parle d’esprit de compétition en prépa, je pense surtout à un CHALLENGE avec soi-même. […]
Cette notion de challenge peut s’apparenter à un défi dans le sport. De même que vous réussirez dans le sport grâce à l’entraînement, c’est la régularité qui paiera pour vous cette année. […]
L’important est de vous fixer votre propre chrono et d’essayer de travailler chaque soir. Je n’aime pas dire « il faut travailler tant d’heures par jour ou par week-end ». Je pense que le mieux est de vous fixer des OBJECTIFS PERSONNELS de travail (par exemple : un thème d’anglais par soir, trois exos de maths…) ; à vous de voir. […]
Essayez de garder une "vie" autour de la prépa, c’est très important pour travailler efficacement et s’"aérer la tête". Personnellement, je sortais tous les week-ends (raisonnablement bien sûr !) et j’essayais de faire du sport le plus souvent possible. La forme physique joue énormément sur votre moral, votre stress et votre aptitude à travailler. De même, dormez et mangez bien, particulièrement pendant les concours.
Aujourd’hui, je suis à l’EDHEC Lille et je ne regrette pas mon choix fait il y a deux ans. En prépa, j’ai vraiment appris à travailler vite et efficacement. N’hésitez pas à travailler en binômes parfois, ça peut vous re-motiver et ça crée également des vraies relations d’amitiés.
En tous cas, rassurez-vous, je vous promets que vous pourrez rattraper toutes vos soirées ratées à volonté l’année prochaine ! Depuis deux mois, je profite pleinement de la vie d’école, et je peux vous dire que ça vaut vraiment le coup de jouer le jeu de la prépa… courage, plus que 5 mois !
Surtout, CROYEZ-Y, c’est très important. Et un conseil pour les maths : faites entièrement confiance à Madame Besnard, et faites tout ce qu’elle vous dit de faire, vous serez obligés de progresser.
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.: Fabien – Prépa 2000/2001 – ESCP-EAP 2001/2004
Deux ans de prépa, c'est déjà un truc de fou. Cuber, c'est pour les psychopathes. Pourtant, je l'ai fait. Et je me sens pas plus mal. L'ESCP, c'est quand même une bonne récompense. Le taf aura pas été inutile.
La valeur-travail, au fond, c'est un concept qui tient encore la route. À bon entendeur… Si j'écris, c'est pas pour me la raconter, dire que la prépa c'était génial ou que j'ai super bien travaillé. C'est juste pour vous dire que c'est possible, qu'il faut y croire et jamais lâcher l'affaire.
Ce rab de prépa, je l'ai pas fait pour le plaisir. Je savais ce que je voulais (une parisienne) mais ce que je valais, j'ai toujours eu du mal. Des états d'âme, j'en ai eu ; des moments de doute aussi. En fait, c'est la tête dans le guidon que ça va le mieux : se poser le moins de questions possible.
Ce qui ne signifie pas ne pas réfléchir sur soi. Y'a un équilibre à trouver. D'un côté, la prépa : on fait confiance aux profs et on taffe ; de l'autre, les moments de pause qui ont rien à voir avec la prépa et qu'il faut pas négliger. C'est grâce à cette vie là qu'on tue aux entretiens. Une sensibilité culturelle non bidonnée par exemple, ça paye. Le truc, c'est de persévérer dans son être. Si vous captez pas, demandez à M. Panzani.
Je termine en remerciant M. Bouchaud, Mme Corcos et la fine équipe des profs de Vilgé qui m'ont donné cette deuxième chance, et je vous souhaite de cartonner du mieux que vous pouvez.
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.: Flavien – Prépa 2001/2003 – INT Management 2003/2005
Témoigner de mes mois écoulés à Vilgénis… par où commencer ?
Par le premier jour certainement, celui de la délivrance après deux longs mois de doute pris entre l'excitation, l'angoisse et les questions : la prépa, est-ce véritablement si terrible que ça ? Vais-je vivre l'enfer pendant deux ans ?
Mais ce ne fut que des préjugés. Rapidement, j'ai conquis ma nouvelle terre promise. Je découvris ma classe, calme, installée dans un cadre naturel agréable, emplie de visages inconnus, comme moi un peu perdus dans ce nouveau tournant, mais très sympathiques. Pourtant, le plus étonnant n'était pas là. Ce fut la rencontre avec l'équipe pédagogique, pour une fois humaine, préoccupée par notre avenir, nos envies et nos états d'âme.
Après plus d'un an dans cet environnement, je ne regrette en aucun cas mon choix, même si le travail est nécessaire. Le faire dans la bonne humeur aide à le supporter. On ne m'avait pas menti. Vilgénis, c'est vraiment une prépa à échelle humaine.
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.: Thomas – Prépa 1999/2001 – ESSEC 2001/2004
Madame Besnard,
Je vous écris pour vous donner de mes nouvelles. Comme vous le savez, je viens d'intégrer l'ESSEC après deux années de prépa qui me laissent un très bon souvenir car le résultat a été a la hauteur de mes espérances. […]
Pour ce qui est du travail, il n'y a pas de secret, il faut bosser dur et tenir dans la durée. Il faut travailler très régulièrement, sans à-coups, et ne jamais se laisser déborder par le travail. C'est ce qu'il y a de pire à mon avis car on est très vite démotivé et largué car personne ne vous attendra trop longtemps (exception faite aux séances de rattrapage de madame Besnard du mercredi après-midi !).
De plus, il ne faut pas (toujours à mon humble avis) mettre de côté une matière que l'on aime pas en se disant que l'on pourra compenser ailleurs : le problème, c'est qu'il s'agit d'un concours et que vous êtes en concurrence avec des brutes qui eux, n'ont pas de véritable point faible.
Travaillez beaucoup mais surtout travailler qualitativement (le quantitatif, c'est censé être la première année) ; et faites confiance à vos profs ! […]
Voilà, en gros, les conseils. Je me tiens à la disposition de ceux qui voudrait en savoir plus ; demandez mes coordonnées à Madame Besnard. Bonne chance, et gardez confiance car vous avez des profs vraiment tranquilles ! […]
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.: Caroline – Prépa 1998/2000 – ESSEC 2000/2003
Coucou…
Me voilà tout droit sortie de ma jungle guyanaise… Je suis rentrée hier matin après une semaine de périple entre Maïpouri et Saint Laurent du Maroni.
Je vais commencer par une bonne nouvelle : nous avons terminé entières… et très bien placées puisque nous sommes quatrièmes au classement général sur trente équipes. Ce résultat est d'autant plus admirable que je traînais un lourd boulet au pied depuis le premier jour d'épreuve. Eh oui, première descente en VTT sur les pistes en latérite rouge, premier virage à gauche et première gamelle faisant de ma jambe et de mon épaule gauche de fameux steaks hachés… Elle va nous recommencer ça, me direz-vous ? Eh bien oui, 500 mètres plus loin, lors du virage à droite cette fois, me permettant d'équilibrer harmonieusement les croûtes de terre sur les deux bras et les deux jambes. Sachant que la première épreuve de VTT faisait 44 km, vous pouvez imaginer ma pointe d'inquiétude au constat de mon état le premier kilomètre passé.
Nous avons réussi à terminer cette épreuve en cinquième position, ce qui est plus qu'honorable, le retour s'étant fait à 14 H 00 (ce qui se dit "40° à l'ombre" en Guyanais (mais il n'y a pas d'ombre en Guyane j'oubliais…)).
Le premier soir fut donc douloureux… Et c'est toute enduite de Bétadine que je me suis couchée dans nos luxueux appartements, euh pardon, hamacs, en priant pour que les moustiques autour aient la gentillesse de me piquer sur les rares endroits épargnés par la piste de VTT ! ! !
Les autres épreuves se composaient de courses, canoë, tir à l'arc, orientation dans la jungle (et bizarrement il est assez difficile de reconnaître deux arbres entre eux...), et descente en rappel…
Je ne vais pas vous décrire toutes ces épreuves. La fraîcheur de mon arrivée (hier) me rend particulièrement loquace, et je me dois d'être un minimum productive en stage (bien que le décalage horaire soit un formidable facteur de contre production !).
Ce que j'ai retenu, c'est le médecin du Raid qui le résume le mieux : « En Guyane, les blessures c'est comme le linge : rien ne sèche, tout pourrit ! », ce qui est plus que vérifié à en humer l'odeur de nos sacs au retour, et de ce qui, en France, ne seraient restées que de vulgaires "égratignures" !
Me voilà donc de retour, fourbue mais heureuse. Nous avons goûté à de véritables instant de magie, et de liberté. Les yeux encore levés vers les fromagers géants qui bordaient notre campement, nous nous sommes remises à chercher un sponsor pour le Raid de l'année prochaine. Destination Afrique du Sud !
C'est donc sur un nouveau rêve que se clôt celui-là ! Et notre (douloureuse) quatrième place a pour avantage de nous faciliter la tâche pour la recherche de financement ! […]
J'espère que tout se passe pour le mieux pour vous, et je vous embrasse très sincèrement.
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.: Jose – Prépa 1999/2001 – ESCP-EAP 2001/2004
Je m'appelle Jose et je viens de Bogotá, en Colombie. Lorsque j'ai fini ma Terminale au Lycée français de Bogotá, j'ai obtenu une bourse d'excellence pour faire une classe préparatoire en France. Mais par où commencer ? Je ne savais même pas ce que c'était, une classe prépa. Après avoir envoyé des lettres de motivation dans de nombreux établissements, j'ai choisi Vilgénis parce que c'était le seul endroit où l'on m'avait répondu à la main et pas simplement en cochant une case dans une lettre toute faite.
Au début, je ne connaissais personne, mais très vite j'ai vu qu'il y avait une bonne ambiance et que j'avais des élèves et des professeurs qui me soutenaient. C'est en grande partie grâce à ça que j'ai tenu pendant ces deux années difficiles. Et même s'il y a eu des moments vraiment durs, je garde un hyper bon souvenir de la prépa et de tout ce qui va avec.
D'autre part, la qualité de l'enseignement à Vilgénis est excellente, les professeurs sont motivés et on se sent véritablement préparé aux concours. Les résultats le montrent bien, puisque plus de la moitié de la classe a intégré une des "cinq meilleures" écoles de commerce de France. Et si maintenant je suis à l'ESCP-EAP, l'école qui me passionnait depuis le début, c'est grâce à l'excellente formation que j'ai reçue à Vilgé. J'essaie de garder contact avec les élèves et les profs car ils m'ont guidé et épaulé, et ce sont eux, d'une certaine façon, ma deuxième famille.
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| .: La prépa en images |
Quoi de mieux que des photos pour vous faire partager la bonne humeur et les véritables liens d'amitié que tissent les étudiants des Classes Préparatoires du Lycée ? C'est aussi ça l'esprit Vilgé qui est cultivé depuis la création de la prépa !
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| .: Plaisirs minuscules |
À la manière de Philippe Delerm et de ses "plaisirs minuscules", des étudiants de deuxième année ont rédigé des "plaisirs minuscules de Vilgé", ces petits riens qui leur font oublier quelques instants la réalité parfois dure des deux années de prépa…
La fin de journée, par Émilie Biressi et Mayelle Barbier
Les croissants du samedi matin, par Arnaud Giovannetti
.: La fin de journée
La sonnerie, c'est la délivrance… Surtout celle de fin de journée, celle qui s'est fait le plus attendre. Et l'attente fait le mérite. Alors on se rue sur la porte, on monte les escaliers quatre à quatre. On sort du lycée, on sort léger. Liberté retrouvée, gagnée.
On coupe par l'Allée d'Honneur, celle interdite habituellement aux élèves. Et même si à cette heure, il n'y a plus personne pour nous barrer le chemin, le sentiment de braver la sacro-sainte règle de circulation des élèves dans l'établissement perdure et donne à cette liberté un goût d'escapade. Comme dans l'enfance, quand on se relevait, une fois nos anges gardiens couchés et, que, sur la pointe des pieds, on rejoignait dangereusement le poste télé. Mais l'Allée d'Honneur, c'est aussi l'artère principale, la Grande Avenue du Parc de Vilgénis. On arrive le matin par le petit chemin qui mène à la petite porte de côté. On ressort le soir, grandi de connaissances, par la grande porte centrale.
Regard triomphant, tête vidée, fatigue oubliée, on marche, on marche, de plus en plus vite. On sautille presque. On voudrait courir mais il y a tout ce monde autour de nous. Un instant, au regard des étapes franchies pendant la journée, on se sent invinciblement fort. Rien ne peut nous arrêter.
Balayée toute contrainte, 17 h est l'heure de l'affranchissement. On flotte dans cette bulle de liberté. Et, sans s'en être rendu compte, on est déjà à notre voiture. Clic. Portière ouverte. On s'assoit dans notre siège moelleux. On troque notre bulle de liberté contre une bulle familière et protectrice. Et on démarre.
On laisse tout derrière soi : la journée de travail, les profs, les notes. La voiture s'en va si vite que les problèmes ne peuvent la rattraper. On sait ce qui nous attend dans quelques minutes : les devoirs, les parents, le petit frère. On ne veut pas y penser. Dehors c'est le manège, comme quand on était petit : les lumières qui défilent, la vitesse, les unes s'arrêtent, les autres partent et ici ce sont les couleurs qui font la loi. Tiens notre chanson préférée ! On monte le son et on se surprend à chanter à tue-tête des paroles dont on ne comprend pas toujours le sens. Peu importe. On est seul. Aucune honte.
Panneaux direction Lyon. Comme tous les soirs on s'imagine que d'un coup de volant on s'en va, on s'évade, on change tout. Le Touquet ? Marcher les pieds dans l'eau froide et le pantalon retroussé. Non. Une station de ski ? Les balades en montagne, le grand air, le soleil… On a presque l'impression que cet air pur nous remplit les poumons, et on voudrait fermer les yeux pour sentir cette douce chaleur sur notre visage… Mais le dernier feu à côté de la boulangerie nous ramène à la dure réalité ; clignotant à droite, c'est le tic tac de l'arrivée.
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.: Les croissants du samedi matin
On en parle dès le début de la semaine, lorsque tout le monde compte les heures restantes avant le week-end. Les jours se suivent ; et tous les matins, de simples biscuits en tous genres s'y substituent. Puis le samedi est déjà et enfin là. Dès huit heures, le suspens est rompu. On entre dans l'unique salle vivante du couloir, d'un pas hésitant, à moitié réveillé. Machinalement, on s'apprête à balayer des yeux sa rangée de tables préférée en espérant qu'il y restera une place. Mais, alerté par une odeur encore chaude et à laquelle nul ne reste insensible, notre regard dévie sur le coin du bureau. C'est l'odeur des traditionnelles viennoiseries qui s'échappe de la non moins fameuse cagette du boulanger du coin. Déposée là par le prof, comme pour nous convaincre d'entrer dans la salle puis de sortir nos affaires en moins de dix minutes. Le cours commence alors. Que l'on somnole affalé sur une chaise, que l'on parle à son voisin qui écoute sans écouter, ou que l'on essaie de prendre le cours en note d'une main molle, on jette inconsciemment un coup d'œil sur ce coin du bureau à intervalles réguliers. Les deux premières heures sont interminables, surtout lorsque l'on a pas pris le temps d'avaler quoi que ce soit en partant le premier de la maison. On compte les minutes en observant le soleil qui se lève jusqu'à nous éblouir à travers les fenêtres peu reluisantes.
Puis on se demande de plus en plus pourquoi il n'y a pas de sonnerie le samedi matin, comme s'il fallait laisser le prof décider de l'heure de la pause, quitte à contrarier notre horloge stomacale. C'est souvent vers dix heures dix qu'il annonce finalement « Bon, les croissants ! », déclarant ainsi ouverte la course vers le bureau. Chacun a sa manière de le choisir. Certains le sélectionnent minutieusement, peut-être pour essayer de s'emparer du plus gros ; d'autres se contentent de faufiler leur bras quelque part et d'en attraper un au hasard. Puis, chacun a sa manière de le manger. Agrémenté d'un café ou non ; en trois bouchées ou bien miette par miette pour faire durer le plaisir ; contre un radiateur ou bien dans la cour qui sent encore la rosée. Dans tous les cas, il crée une convivialité des plus agréables qui nous donne l'impression de ne pas être venus pour rien.
Les miettes sur les tables nous aident à digérer la fin du cours ; à penser aux moments de détente qui vont ponctuer ce week-end tronqué. Elles seront encore là lundi matin. Souvenir d'une semaine longue. Mais souvenir d'une semaine qui s'est terminée dans la joie apportée par ces choses simples mais indispensables que sont les croissants du samedi matin.
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